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Médecine d'urgence
[65303]
Doi : 10.1016/S1959-5182(15)65303-X
Accidents en plongée subaquatique et en milieu hyperbare
 

M. Coulange, MD, PhD, médecin des Hôpitaux, chef de service, urgentiste spécialisé en hyperbarie a, b, , J.-E. Blatteau, MD, PhD, médecin du service de santé des armées, spécialiste en médecine de plongée c, O. Le Pennetier a : Interne des Hôpitaux, urgentiste spécialisé en hyperbarie, F. Joulia, PhD, maître de conférences des Universités b, d, P. Constantin e : MD, médecin du service de santé des armées, spécialiste en médecine de plongée, A. Desplantes a : MD, médecin des Hôpitaux, urgentiste spécialisé en hyperbarie, A. Henckes f : MD, médecin des Hôpitaux, hyperbariste, V. Lafay, MD, PhD, médecin attaché consultant, cardiologue spécialisé en médecine de plongée a, A. Kauert g : MD, médecin des hôpitaux, chef de service, hyperbariste, R. Pignel h : MD, médecin des Hôpitaux, chef de service, urgentiste spécialisé en hyperbarie, B. Barberon a : MD, médecin des Hôpitaux, urgentiste spécialisé en hyperbarie, P. Louge i : MD, médecin du service de santé des armées, spécialiste en médecine de plongée, A. Barthélémy a : MD, médecin des Hôpitaux, ancien chef de service, anesthésiste-réanimateur spécialisé en hyperbarie
a Service de médecine subaquatique et hyperbare, CHU Sainte-Marguerite, 270, boulevard de Sainte-Marguerite, 13009 Marseille, France 
b UMR MD2 « Dysoxie et suractivité, aspects cellulaires, intégratifs et thérapeutiques », Faculté de médecine, Aix-Marseille Université, 51, boulevard Pierre-Dramard, 13015 Marseille, France 
c Équipe résidante de recherche subaquatique opérationnelle (ERRSO), Institut de recherche biomédicale des armées, boulevard Sainte-Anne, BP20545, 83041 Toulon cedex 9, France 
d Université de Toulon, avenue de l'Université, 83957 La Garde cedex, France 
e Unité de médecine hyperbare, HIA du Val-de-Grâce, 74, boulevard de Port-Royal, 75005 Paris, France 
f Unité de médecine hyperbare, pôle ARSIBOU, CHRU La Cavale Blanche, boulevard Tanguy-Prigent, 29609 Brest cedex, France 
g Unité de traitement par oxygène hyperbare, CHU Nice, 57, avenue de la Californie, 06200, Nice, France 
h Unité de médecine hyperbare, Hôpitaux universitaires de Genève, 4, rue Gabrielle-Perret-Gentil, 1205 Genève, Suisse 
i Unité de médecine hyperbare, HIA Sainte-Anne, 2, boulevard Sainte-Anne, 83800 Toulon, France 

Auteur correspondant.
Résumé

L'accident de plongée est un accident rare. Il peut survenir chez le plongeur en scaphandre autonome ou en apnée mais également sans immersion comme par exemple lors d'interventions médicales en enceintes hyperbares ou lors de travaux de construction de tunnel. Des accidents gravissimes peuvent apparaître dans moins de 10 mètres de profondeur. Les principales étiologies sont représentées par l'accident de désaturation lié à un relargage de gaz sous forme bullaire en fin de plongée, les barotraumatismes consécutifs aux variations des volumes gazeux dans les cavités aériques de l'organisme lors des variations de pression, et l'accident cardiovasculaire d'immersion provoqué par une surcharge myocardique liée aux contraintes environnementales. Le polymorphisme clinique impose que tout signe apparaissant dans les 24 heures qui suivent une plongée soit considéré comme un accident de plongée jusqu'à preuve du contraire. L'alerte doit être précoce et l'avis hyperbare systématique. Le traitement préhospitalier associe au minimum une oxygénation à 15 litres/min et une réhydratation. En mer, une conférence à trois entre l'appelant, le centre régional opérationnel de surveillance et sauvetage et le Samu de coordination médicale maritime garantit une prise en charge optimale, conformément au référentiel « Aide médicale en mer ». La médicalisation doit être ciblée sur la détresse vitale, les signes cardiothoraciques et les situations d'éloignement. En cas de suspicion d'accident de désaturation, d'embolie gazeuse systémique d'origine barotraumatique, d'erreur de procédure sans signe ou de doute diagnostique, le transfert direct vers un centre hyperbare doit être privilégié le plus rapidement possible. Les signes cardiothoraciques doivent faire rechercher en priorité un accident de désaturation thoracique (chokes ), un pneumothorax, un œdème pulmonaire et une noyade. En cas de détresse vitale, l'accident de plongée est considéré comme un accident cardiovasculaire d'immersion, noyé et potentiellement victime d'un barotraumatisme du thorax associé à une embolie gazeuse systémique.

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Mots-clés : Plongée subaquatique, Apnée, Hyperbarie, Désaturation, Barotraumatisme, Accident cardiovasculaire d'immersion, Toxique, Noyade, Oxygénothérapie hyperbare




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Toute référence à cet article doit porter la mention : M. Coulange, J.-E. Blatteau, O. Le Pennetier, F. Joulia, P. Constantin, A. Desplantes, A. Henckes, V. Lafay, A. Kauert, R. Pignel, B. Barberon, P. Louge, A. Barthélémy. Accidents en plongée subaquatique et en milieu hyperbare. EMC - Médecine d'urgence 2015;10(4):1-17 [Article 25-030-G-20].