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Le bilan musculaire de Daniels et Worthingham
Avant-propos: à la traduction française
 

Les remaniements du Bilan musculaire de Daniels & Worthingham , ouvrage devenu classique, sont considérables. Le plus important pour le clinicien consiste en l’abandon de la traditionnelle résistance tout au long du mouvement, remplacée par le test validé par les études électromyographiques, la pression qui fait céder le muscle ou «Break Test ». Une cotation 5 est désormais attribuée au muscle qui, en fin de course articulaire, ne «cède» pas à la pression. Une somme importante de connaissances nouvelles justifie cette modification.

La partie la plus remarquable est celle qui traite des muscles innervés par les nerfs crâniens : la face, la langue, la déglutition. Cet apport sera utile aux cliniciens confrontés au problème épineux du testing en réanimation ou après un traumatisme crânien.

L’étude de la stabilité du patient neurologique et l’analyse du développement moteur des nourrissons et jeunes enfants sont également très intéressantes.

Au total, le lecteur trouvera une richesse de documentation qui justifie l’augmentation du nombre de pages de l’ouvrage.

L’utilisation de cet ouvrage requiert quelques explications, car il diffère grandement des versions précédentes.

Ordre décroissant des cotations attribuées . L’ordre décroissant «résistance de forte à modérée» peut surprendre, mais le texte présente les cotations du meilleur vers le pire. En revanche, l’ordre décroissant des contractions (de 9 à 1) est trop déconcertant, car la première contraction précède les autres. L’ordre habituel (de 1 vers 9) a été restitué pour la version française.
Origines et terminaisons . Les insertions sont données «à l’envers» du modèle anatomique courant, puisqu’il s’agit de mouvement. L’origine est toujours le point fixe, et la terminaison le point mobilisé. Mécaniquement les auteurs ont raison, mais le lecteur doit s’y préparer.
Nomenclature anatomique . La nouvelle nomenclature française a été utilisée. L’ancienne terminologie est indiquée en caractères italiques immédiatement après le nom de la structure en cause. Quelques exemples :
Muscle Gracile (droit interne )
Os fibula (péroné )
Rétinaculum des extenseurs (ligament annulaire antérieur du tarse )
Plexus pudental (plexus honteux )
Afin de ne pas surcharger le texte, la nouvelle nomenclature est signalée une seule fois lorsque les noms sont suffisamment proches.

La distinction entre médial/latéral a remplacé interne/externe dans la localisation anatomique des muscles. En revanche, il arrive que le texte d’origine utilise les vocables interne et externe pour caractériser les rotations.


Éric Viel(†]
 Kinésithérapeute, Docteur en sciences, Secrétaire de l’Association française, pour la recherche et l’évaluation en kinésithérapie 


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