L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
  • Si vous êtes abonné, veuillez vous identifier dans la zone 'Mon compte' en haut à droite de l'écran.

  • Si vous souhaitez vous abonner, prenez contact avec votre délégué régional EMC ou consultez notre site e-commerce

  • Vous pouvez acheter cet article en Pay Per ViewPay per View - FAQ : 28,00 € TTC Commander
    Pages Iconographies Vidéos Autres
    11 5 0 2


Médecine d'urgence
[59097]
Doi : 10.1016/S1959-5182(18)59097-8
Conduite à tenir devant un vertige aux urgences
 

A.-L. Féral-Pierssens
 Service d'accueil des urgences, Hôpital européen Georges-Pompidou, 20, rue Leblanc, 75908 Paris cedex 15, France 

Résumé

Les vertiges sont un motif très fréquent de consultation aux urgences. Toute la difficulté pour le médecin des urgences est d'établir l'origine de cette plainte vertigineuse et de ne pas omettre une étiologie grave. L'examen clinique s'est enrichi depuis une quinzaine d'années de différents tests cliniques permettant d'affiner l'origine du vertige, évitant de recourir de façon systématique à un avis spécialisé ou à des imageries coûteuses, peu accessibles en urgence et parfois moins performantes. L'interrogatoire minutieux doit s'attacher à faire préciser le mode d'apparition du vertige, l'existence d'épisodes antérieurs, de signes cochléaires ou neurologiques associés. Il est indispensable de recueillir les antécédents du patient et l'existence de facteurs de risque cardiovasculaires. L'ajout de l'examen clinique minutieux permet le plus souvent de faire le diagnostic. Le head-impulse test associé à la recherche de nystagmus et au skew deviation test (HINTS) et la manœuvre de provocation de Dix-Hallpike doivent être envisagés et réalisés selon les tableaux cliniques présentés. Les diagnostics les plus fréquents sont le vertige paroxystique positionnel bénin, la névrite vestibulaire et la maladie de Ménière. Un accident vasculaire cérébral se présente exceptionnellement sous la forme d'un vertige pur isolé sans aucun autre signe clinique. Néanmoins, devant un terrain à risque, une symptomatologie fruste ou un HINTS « risqué », il est nécessaire de poursuivre en urgence les investigations par la réalisation d'une imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale associée à une angio-IRM des vaisseaux du cou. Enfin, l'existence de céphalées et de cervicalgies associées doit alerter et faire évoquer en priorité une dissection vertébrale.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots-clés : Vertige, HINTS, Nystagmus, Vertige paroxystique positionnel bénin, Névrite vestibulaire, Accident vasculaire cérébral




© 2018  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Toute référence à cet article doit porter la mention : A.-L. Féral-Pierssens. Conduite à tenir devant un vertige aux urgences. EMC - Médecine d'urgence 2018;13(4):1-11 [Article 25-110-D-10].