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Comptes Rendus Chimie
Volume 15, n° 7
pages 569-579 (juillet 2012)
Doi : 10.1016/j.crci.2012.04.009
Received : 11 February 2012 ;  accepted : 19 April 2012
La chimie parisienne entre artisanat et industrie (1760–1830)
Parisian chemistry between crafts and industry (1760–1830)
 

André Guillerme
CNAM – CDHTE, 197, rue de Tolbiac, 75013 Paris, France 

Résumé

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Paris, capitale des Lumières, malgré ses faibles ressources énergétiques, devient le premier pôle industriel continental en tirant parti des richesses biochimiques que recèlent les déchets organiques urbains et leurs transformations par les acides (sulfate d’ammoniac, bleu de Prusse). Chiffonniers, équarrisseurs, salpêtriers collectent. Trois fois plus dense que Londres, Paris est la première productrice de poudre grâce à la rationalisation chimique de la récolte et de la transformation du salpêtre. Au début du XVIIIe siècle, doreurs, chapeliers, teinturiers, corroyeurs, blanchisseuses, consomment toujours plus d’acides, de mercure, de chlore, etc. À côté des Écoles de médecine et de pharmacie, de grands laboratoires assurent une formation de haut niveau à ceux qui veulent entreprendre. Les pharmacies sont les lieux de diffusion des innovations auprès des artisans. Dans les faubourgs, des fabriques d’acide s’implantent dans d’anciennes résidences. Elles contribuent à faire de la capitale le moteur de la révolution industrielle chimique.

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Abstract

In the second half of the eighteenth century, Paris, the City of Light, was to become the leading industrial centre on the continent, due to the transformation of organic urban waste using acids (ammonium sulphates and Prussian blue). Ragmen, knackers and saltpeter dealers were responsible for collecting. Three times more densely populated than London at that time, Paris was the leading producer of gun powder, thanks to the chemical rationalisation of resourcing and saltpeter transformation. By the beginning of the nineteenth century, gilding specialists, hatmakers, dyers, leather curriers, and launderers were using more and more acids such as mercury and chlorines. Along with the medical and pharmaceutical schools, large laboratories provided high-level training to entrepreneurs. Pharmacies were the locus of diffusion of innovations for craftsmen. In the suburbs, acid manufacturies were set up in former residential buildings and they contributed to making the capital the major actor in the industrial chemistry revolution.

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Mots clés : Chimie, Biochimie, Histoire, Paris, Industrie, Artisanat, Pharmacie, 1760–1830, Acide, Salpêtre, Teinture

Keywords : Chemistry, Biochemistry, History, Paris, Industry, Craft, Drugstore, 1760–1830, Acid, Salpeter, Dye


1  Instruction pour rectifier les principes ainsi que les procédés de l’art du salpêtrier et de les mettre au niveau du progrès actuels de la chimie , Ms Service Historique de la Défense, 4g3/2 (1820).
2  État des fournitures des salpêtriers1774–1780 . Service Historique de la Défense, 4g1/4.
3  Archives de la Préfecture de Police, Compte rendu des rapports du Conseil ce Salubrité de la Seine , Rapports no 4 du 3 février 1810, no 228 du 20 septembre 1813 et no 255 du 21 octobre 1813. Noté dorénavant « Rapport no ».
4  Rapport no 232 du 27 septembre 1813.
5  Rapport no 274 du 30 octobre 1818.
6  Rapport no 11 du 5 août 1806.
7  Rapport no 2 du 6 avril 1806.
8  Rapport no 4 du 3 février 1810.
9  Rapport no 113 du 21 mars 1809.
10  Rapport no 121 du 12 mai 1809.
11  Rapport no 31 du 26 août 1807.
12  Rapport no 23 du 12 mai 1810.
13  Rapport no 74 du 28 octobre 1810.
14  Rapport no 74 du 28 octobre 1810.
15  Rapport no 49 du 8 août 1810.
16  Rapport no 16 du 3 mars 1810.
17  Il faut en moyenne 140 g d’étain par mètre carré à recouvrir.
18  « Avant les os… ne valaient à Paris que 3 f. les mille ». Rapport no 25 du 20 janvier 1825.
19  Rapport no 52 du 12 mars 1818.
20  Rapport no 150 du 13 mai 1811.
21  Rapport no 25 du 20 janvier 1825.
22  « À peine entré dans l’endroit où se faisait la distillation, je me suis senti tellement suffoqué par l’odeur qui s’exhalait des appareils, que si je ne m’étais pas hâté de sortir pour respirer de l’air frais, j’aurais été asphyxié. », précise d’Arcet. Rapport no 206 du 28 octobre 1815.
23  En 1815, sa fabrique fait l’objet de 4 rapports du Conseil de salubrité, no 86, 182, 194, 206.
24  Du moins pour le papier français avant l’introduction des chiffons non macérés, soit 1827, Mérimée, « Instruction sur le collage du papier à la cuve », Bulletin de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, 26, 1827, p. 118–121 et 255–258. En Hollande et en Grande-Bretagne, on utilise le bleu de cobalt qui produit une teinte plus brillante et plus durable car l’alcali du savon utilisé dans la voie sèche décompose le bleu de Prusse.
25  Baumé, Prix courants des préparations de chimie…, Op. cit., « bleu de Prusse.
26  Une part de sang séché mélangée à une part de chaux, une de cendre et trois de brique ou tuile pilée.
27  Rapport no 169 du 18 septembre 1824.
28  Rapport no 42 du 28 mars 1823.
29  Dumas, Chimie appliquée, Op. cit., I, p. 451.
30  Rapport no 42 du 28 mars 1823 pour la fabrique aux Quatre Chemins.
31  Rapport 43 du 15 mars 1823 relatif à la fabrique de Vincent, Rue Blomet.
32  Rapport no 188 du 10 septembre 1811.
33  Rapport no 82 du 5 octobre 1808.
34  Rapport no 116 du 25 avril 1809.
35  Il cède sa fabrique à Doyand qui ferme. Rapport no 47 du 6 septembre 1810.
36  Rapport no 55 du 19 mars 1808.
37  Rapports no 67 du 27 septembre et 84 du 24 octobre 18.
38  « Nous n’avons eu en vue que d’indiquer les moyens qui pouvaient assurer la salubrité de la fabrication. Les appareils que nous avons décrits peuvent être modifiés selon le local d’une fabrique, son étendue et l’industrie de celui qui est à la tête ». Rapport no 41 du 21 avril 1812.
39  Instruction du 18 mai 1812.
40  Notamment l’inutilité de laver l’hydrogène sulfuré qui brûle mieux autrement. Rapport no 81 du 7 juillet 1812.
41  Rapport no 96 du 30 août 1812.
42  Rapports no 124 et 147 de 1822.
43  Ibid., p. 38.


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