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Prothèses partielles de genou
Les échecs des prothèses unicompartimentales (usure du polyéthylène exceptée) : Unicompartmental arthoplasty failure
 

Mots clés :Échecs. : Prothèse unicompartimentale. : 
Key words:Failure. : Unicompartmental arthoplasty. : 


V. Lafontan, S. Lustig, P. Neyret

Résumé

Les taux de survie des prothèses unicompartimentales sont comparables à ceux des prothèses totales de genou. Ces «mini» prothèses présentent de nombreux avantages en termes de récupération fonctionnelle et de morbidité. La tendance actuelle étant de vouloir étendre leurs indications, il devient essentiel de détecter avec précision les causes d’échec. Le descellement aseptique est une cause d’échec dans près de la moitié des cas. Il est encore difficile de l’attribuer au type de prothèse utilisé (metal-back ou tout-polyéthylène, plateau mobile ou fixe). En revanche, il est souvent la conséquence d’erreurs techniques, responsables du mauvais positionnement de l’implant. La dégradation du compartiment controlatéral est rencontrée dans 12% des cas et est liée soit à une erreur d’indication (arthrose déjà présente), soit à une erreur technique (hypercorrection voire normocorrection). Contrairement aux idées reçues, l’arthrose fémoropatellaire ne semble pas influer sur la durée de vie de la prothèse; cependant, une patella symptomatique peut souvent être la source d’un mauvais résultat fonctionnel. La laxité antéropostérieure postprothétique est très souvent présente en préopératoire. Elle est alors responsable d’échecs précoces des prothèses unicompartimentales. Un ligament croisé antérieur non fonctionnel est donc une contre-indication à ces prothèses. Cependant, nous devons garder à l’esprit qu’une rupture secondaire du ligament croisé antérieur est toujours possible après l’arthroplastie. La laxité frontale est, elle, un problème spécifique des prothèses unicompartimentales externes. Du fait des nombreuses luxations de polyéthylène pour le plateau mobile dans cette indication, il est admis que le plateau fixe pour les prothèses unicompartimentales externes doit rester la préférence. Le sepsis (1% des cas) reste rare. Ce taux bas est probablement favorisé par la durée opératoire réduite. Les douleurs entraînant des reprises peuvent être liées à un sepsis, à un surdimensionnement du plateau… Dans 12% des cas, elles sont inexpliquées : elles augmenteraient alors le risque d’échec en cas de révision et persistent souvent même après changement par une prothèse totale de genou. Enfin, les erreurs d’indication restent une source d’échec qui serait facile à éliminer. Les conditions favorables et indications sont connues depuis les années 1990 : ostéonécrose du condyle médial ou arthrose isolée unicompartimentale fémorotibiale, réductibilité de la déformation, varus inférieur à 10° ou valgus inférieur à 14°, ligament croisé antérieur fonctionnel (toute translation antérieure supérieure à 10mm, présence d’une cupule postérieure ou aspect remanié des épines tibiales est une contre-indication, car c’est le reflet d’une insuffisance de ce ligament croisé), conservation des amplitudes articulaires. En ce qui concerne le poids, il était recommandé de n’opérer que les patients dont le poids est inférieur à 80kg. Cependant, les études ne permettent pas à ce jour de conclure et des séries aux résultats encourageants concernent des patients à l’indice de masse corporelle élevé.

Abstract

With a survival rate nearly similar to the one of total knee replacement, unicompartmental arthroplasty is an interesting surgical technique. Moreover, it has certain advantages over total knee arthroplasty, including fewer serious complications and improved functional ability. Because of the renewed interest, we must focus on the causes of failures. The first cause of failure is found to be aseptic loosening (50%). It is difficult to prove the link between the type of prosthesis (metal-back or full-polyethylene, mobile or fixed bearing) and the loosening, but it appears that a technical error such as malposition often leads to this kind of failure. The progression of osteoarthritis into the opposite compartment is found in nearly 12% of cases and is due to either error of indication or technical error (normo- or overcorrection). Surprisingly, femoropatellar osteoarthritis does not influence the survival rate; however, painful patella is responsible for bad clinical results. When an anteroposterior laxity is found, it is mainly because it exists before the surgery. The consequence is early failure. A non-effective anterior cruciate ligament is a contraindication of unicompartmental arthoplasty, even if we must keep in mind that the rupture may occur after the arthroplasty. Lateral unicompartmental arthroplasty is concerned by frontal laxity. The result is dislocation of a mobile-bearing. It is well known that a fixed-bearing is the gold standard for the lateral compartment. With 1%, there is a low rate of infection. Pain may lead to conversion to total knee replacement, linked with infection, oversizing of the plateau… In 12% of cases, we are not able to find a cause of the pain. This unexplained pain increases the rate of failure and the conversion to total knee replacement may not solve the pain. At last, errors of indication are associated with failure but they might be easily excluded. The best conditions of unicompartmental arthoplasty were described in the 90’s: unicompartmental osteoarthritis, reduction of deformity, less than 10° of varus or 14° of valgus, efficient anterior cruciate ligament, normal range of motion. High body mass index (BMI) has been identified as one of the major contributing risk factors for the development of osteoarthritis of the knee. We are advised to perform this surgery when the weight is less than 80kg. Because of the continued controversy about the use of unicompartmental knee arthroplasty in high BMI, we have to pay attention to more recent studies.



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