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Pathologie du pied et de la cheville
Syndrome des loges du pied
 

P. CRONIER

Le syndrome des loges du pied est une entité maintenant bien établie et qui, une fois identifié, a donné lieu à de nombreuses publications à l’étranger. Curieusement, ce syndrome a suscité moins d’intérêt en France, peut-être parce qu’il est encore largement méconnu.

En traumatologie, le syndrome des loges est la complication la plus fréquente après la thrombose  [1]. S’il s’agit le plus souvent d’un syndrome des loges de jambe (60 % des cas), le pied est tout de même concerné dans 5 % des cas, un peu après la main (8 %) et avant la cuisse (2 %).

En 1951, Gissane  [5] publiait trois cas de fracture-dislocation très déplacée de l’articulation de Lisfranc, sans ouverture cutanée et qui se sont soldés par une amputation de jambe… Il attribuait alors les lésions à une « torsion » des vaisseaux. Une étude très bien documentée de Lindsay  [7], en 1958, retrouvait des séquelles de ce qui a été étiqueté plus tard comme un syndrome des loges du pied dans 10 % de 147 fractures isolées du calcanéus. Dans une étude prospective de 21 fractures articulaires du calcanéus chez 17 patients, Mittlmeier  [13] a retrouvé des séquelles de syndrome des loges chez 7 patients dont 4 cas de fractures bilatérales après un traumatisme important. Myerson  [16] retrouve 7 % de syndrome des loges cliniquement significatif dans les fractures du calcanéus. Dans une série de 29 syndromes des loges du pied, Swoboda  [22] a découvert une fracture-dislocation des articulations de Lisfranc dans 14 cas et de Chopart dans 4 cas.

Au total, presque la moitié des traumatismes tarsométatarsiens, et jusqu’au tiers des fractures du calcanéus, sont à l’origine d’un syndrome des loges du pied, ce qui nécessite d’être vigilant, car on ne dépiste que ce que l’on recherche. En fait, le diagnostic est souvent méconnu au stade aigu et au stade de séquelles, la responsabilité du syndrome des loges peut également être méconnue dans le cadre global des séquelles du traumatisme causal. Ceci rend certainement difficile l’étude statistique de l’incidence du syndrome, sauf dans les séries prospectives.



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