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Pathologie du pied et de la cheville
Les tumeurs au niveau du pied
 

R. CASADEI, A. RAIMONDI, D. DONATI, M. MERCURI

Bien que les tumeurs du pied soient rares, leur connaissance est capitale, car un diagnostic tardif ou un traitement inadéquat peuvent engendrer de graves conséquences pour la qualité de vie et la survie du patient. Un diagnostic correct et un traitement adapté ne sont possibles qu’au moyen d’un examen clinique et radiographique soigneux, estimant opportunément l’agressivité de la lésion, son siège anatomique primitif et l’implication d’autres structures importantes. Les tumeurs au niveau du pied sont souvent diagnostiquées tardivement, car elles sont rares et présentent des caractéristiques similaires à de nombreuses lésions non tumorales.

Pour éviter pareille situation et poser un diagnostic adéquat, un examen objectif minutieux et une stadification radiologique permettant d’évaluer l’extension et la nature de la pathologie sont nécessaires. Cependant, pour un diagnostic de certitude, il est indispensable de réaliser une biopsie qui permet alors la programmation d’un traitement rationnel tenant compte non seulement du type histologique et de l’invasion tumorale, mais aussi d’autres facteurs tels que l’âge, le style de vie, la profession exercée par le patient ainsi que ses attentes.

Du fait du rôle portant et de la structure compacte du pied, les tumeurs osseuses qui naissent à cet endroit se manifestent de manière précoce par des douleurs du pied.

Les tumeurs des tissus mous peuvent être localisées de manière précoce suite à l’apparition d’une tuméfaction qui engendre une gêne lors de la déambulation du fait de la pression exercée sur les tissus plantaires et de la pression exercée par la chaussure sur la peau fine du dos du pied.

Les lésions non tumorales du pied qui peuvent prendre l’aspect d’une tumeur sont nombreuses :

dysplasie fibreuse ;
maladie de Paget ;
kyste ;
ostéomyélite ;
granulome à cellules géantes ;
fracture de fatigue ;
kyste muqueux osseux ;
ossification parostéale bizarre (lésion de Nora).

Cette situation rend la suspicion diagnostique plus difficile et le diagnostic clinique encore plus complexe, car de telles lésions se présentent avec des symptômes vagues, comme une douleur profonde ou une sensation de pression, alors qu’objectivement rien n’est visible, ou encore sous forme d’une simple petite tuméfaction.

Du fait de leur rareté, les tumeurs du pied sont souvent confondues avec des lésions d’autre nature très fréquentes :

un sarcome des parties molles plantaires peut être confondu avec une fibromatose ;
un synovialosarcome du dos du pied avec un kyste muqueux ;
un mélanome avec un ulcère chronique ;
un sarcome osseux avec une fracture de fatigue.

À l’inverse, une tumeur du pied peut être diagnostiquée chez un patient, alors qu’il y a présence d’une pathologie bénigne telle qu’une arthropathie neurogène, une fracture ancienne, une synovite villonodulaire ou une fibromatose.

De ce fait, leur diagnostic est tardif, car la symptomatologie locale est attribuée à d’autres pathologies plus communes. Habituellement, les patients n’observent pas leurs pieds avec attention, c’est la raison pour laquelle certaines détériorations ne sont perçues que lorsqu’elles deviennent franchement évidentes.

De plus, la plupart du temps, les médecins n’émettent pas l’hypothèse d’une lésion tumorale lorsqu’une douleur apparaît au pied et ne songent pas au fait que certaines lésions du pied puissent masquer des cancers osseux. Un diagnostic tardif de tumeur du pied peut engendrer des conséquences graves au niveau de la qualité de vie du patient et, dans certains cas, peut avoir une incidence sur la survie du patient.

Très peu d’études épidémiologiques ont été publiées  [1-10], alors que de nombreux cas uniques ou des études par types histologiques l’ont été, toujours cependant avec des séries limitées.



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