Article

2 iconographies
1 autoévaluation interactive
1 au quotidien
Accès au texte (HTML) Accès au texte (HTML)
PDF Accès au texte (PDF)
Publicité


L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.


Chirurgie orale et maxillo-faciale
[72595]
Doi : 10.1016/S2352-3999(15)72595-1
Noma
 

G. Thiéry a,  : Professeur agrégé du Val-de-Grâce, P. Haen a : Spécialiste des hôpitaux des armées, L. Guyot b : Professeur des Universités, praticien hospitalier
a Service de stomatologie, chirurgie maxillofaciale et plastique de la face, Hôpital d'instruction des Armées Laveran, 34, boulevard Laveran, BP 60149, 13384 Marseille cedex 13, France 
b Service de chirurgie maxillofaciale et chirurgie plastique, Hôpital Nord, CHU, chemin des Bourrely, 13915 Marseille cedex 20, France 

Auteur correspondant.
Résumé

Le noma, ou cancrum oris, est une affection gangreneuse de la face touchant les enfants vivant dans les régions les plus pauvres du globe. Bien que présent au xviie siècle en Europe cosmopolite, il est actuellement retrouvé principalement sur le continent africain et qualifié par excès de pathologie tropicale. Sa principale étiologie relève de l'extrême pauvreté associant malnutrition, précarité et absence de soins médicaux. L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine, notamment au stade de syndrome de l'immunodéficience acquise, est aussi un facteur favorisant la maladie, avec atteinte de l'adulte. Cliniquement, le noma est précédé d'une gingivite nécrosante à germes anaérobies (Prevotella intermedia , Fusobacterium necrophorum ) qui, sous l'influence de facteurs locaux et généraux défavorables (notamment infectieux), va évoluer vers une nécrose étendue aux tissus péribuccaux. Cette phase souvent morbide en l'absence de traitement se termine par la chute d'une escarre nécrotique, laissant place à des pertes de substance étendues de la face. Ces pertes de substance sont pour la plupart de pleine épaisseur, à l'emporte-pièce, atteignant les lèvres, les joues, voire le nez et la région orbitaire. La cicatrisation se fait invariablement vers la rétraction et la fibrose, souvent à l'origine d'une constriction permanente des mâchoires avec à l'extrême une synostose maxillomandibulaire. Le traitement repose principalement sur une antibiothérapie associant pénicilline et métronidazole, la réhydratation et la renutrition de l'enfant. Le traitement chirurgical des séquelles repose sur deux volets : la réparation tissulaire et la levée de la constriction permanente des mâchoires.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots-clés : Noma, Stomatite gangreneuse, Chirurgie maxillofaciale, Chirurgie réparatrice, Malnutrition




© 2015  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Toute référence à cet article doit porter la mention : G. Thiéry, P. Haen, L. Guyot. Noma. EMC - Chirurgie orale et maxillo-faciale 2015;11(1):1-6 [Article 22-050-T-10].

Site e-commerce : www.elsevier-masson.fr | Service d'aide à la décision clinique : www.em-select.com | Suivez notre actualité sur le blog Elsevier Masson : blog.elsevier-masson.fr
Site pour réussir ses ecn : www.e-ecn.com | Site de contenu dédié aux médecins généralistes : www.mgconsulte.com | Plateforme de formation des infirmier(e)s : www.pratique-infirmiere.com
EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.
En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.
Fermer
Plan de l'article